Vous avez l'impression que tout augmente plus vite que ce que disent les chiffres officiels. Cette page explique d'où vient cet écart, ce que veut dire un salaire « réel » par opposition à un salaire affiché, et comment comparer sérieusement le prix d'une baguette d'il y a quinze ans à celui d'aujourd'hui.
Comparer les prix du quotidien → Ouvre directement l'onglet « Vie quotidienne » sur moneyprinter.ukCe que coûterait aujourd'hui un produit de l'époque s'il avait suivi exactement l'indice des prix à la consommation publié par l'institut statistique de la zone.
Ce que coûterait ce même produit s'il avait suivi la croissance de la masse monétaire sur la même période. L'écart entre les deux colonnes est souvent la partie la plus instructive.
À côté des deux repères calculés, le prix effectivement observé aujourd'hui. Trois chiffres, et l'écart devient lisible d'un coup d'œil.
Votre salaire nominal, c'est le montant écrit sur la fiche de paie. Votre salaire réel, c'est ce que ce montant permet effectivement d'acheter. Les deux peuvent partir dans des directions opposées.
Une augmentation de 2 % dans une année où les prix montent de 4 % est, en pratique, une baisse de pouvoir d'achat d'environ 2 %. Le chiffre sur la fiche de paie a pourtant augmenté, ce qui rend la perte difficile à percevoir sur le moment.
C'est pour cette raison que le salaire minimum figure dans le panier suivi par le site, au même titre que la baguette ou le litre d'essence : il permet de voir si le revenu plancher a tenu le rythme des prix qu'il est censé couvrir.
L'indice des prix à la consommation mesure un panier moyen, pondéré par la structure de dépense d'un ménage type. Votre panier à vous n'est pas ce panier moyen.
Si vous faites beaucoup de route, si vous louez votre logement dans une zone tendue, ou si vous avez des enfants en bas âge, votre inflation personnelle peut s'écarter nettement de la moyenne nationale. À l'inverse, l'indice inclut des catégories dont le prix baisse, comme l'électronique, qui tirent la moyenne vers le bas sans que vous en ayez le sentiment.
S'ajoute un biais d'attention bien documenté : nous remémorisons mieux les prix des produits achetés souvent et payés en espèces, typiquement le pain, le café ou le carburant, que ceux des achats rares. Ces produits à forte fréquence ont augmenté plus vite que la moyenne sur les dernières années, ce qui renforce mécaniquement l'impression d'un décalage.
Rien de tout cela ne signifie que l'indice officiel est faux. Il répond simplement à une question différente de celle que vous vous posez devant le rayon.
Pour chaque produit du panier, le site affiche deux projections à côté du prix réel : celle qui suit l'inflation officielle, et celle qui suit la création monétaire.
La seconde est presque toujours plus élevée que la première. Cet écart n'est pas une erreur : il traduit le fait qu'une partie de la monnaie créée ne s'est pas déversée sur les biens de consommation courante, mais sur l'immobilier et les actifs financiers, dont les prix ne sont pas comptabilisés dans l'indice des prix.
Lire les deux ensemble donne une image plus honnête qu'un seul des deux chiffres. Le premier vous dit ce qui est arrivé au caddie. Le second vous dit ce qui est arrivé à la monnaie elle-même.
Les prix affichés sont des ordres de grandeur représentatifs, pas des relevés de caisse. Un café ne coûte pas le même prix dans un bar parisien et dans un village, et la moyenne ne correspond exactement à personne.
Ce que le tableau montre correctement, ce n'est pas le prix absolu, c'est l'évolution : le rapport entre hier et aujourd'hui, et l'écart entre ce que le prix a fait et ce qu'il aurait fait en suivant chacun des deux rythmes de référence. C'est cette comparaison qui a du sens, pas la valeur brute d'une case.
Oui. L'onglet Vie quotidienne propose un encadré où saisir le nom d'un produit et son prix actuel. Il est alors traité comme les autres articles du panier : comparé au rythme de la création monétaire, à l'inflation officielle, et au temps de travail nécessaire pour l'acheter.
Elle traduit un prix en durée de travail au salaire minimum de la zone. L'intérêt est de comparer deux époques sans passer par la monnaie : si un produit coûte moins de minutes de travail qu'avant, il est devenu réellement plus accessible, quelle que soit l'inflation. Si c'est l'inverse, sa hausse a dépassé celle des revenus les plus bas.
Parce qu'une partie de la monnaie créée ne s'est pas dirigée vers les biens de consommation courante, mais vers l'immobilier et les actifs financiers, dont les prix n'entrent pas dans l'indice des prix à la consommation. L'écart entre les deux projections rend cette divergence visible.
Non, ce sont des ordres de grandeur représentatifs. Ce que le tableau mesure correctement, c'est l'évolution dans le temps et l'écart avec les deux rythmes de référence, pas le prix absolu d'un produit à un endroit précis.